L'exposition de la photographe FRANCESCA PIQUERAS a ouvert ses portes Galerie de l'Europe le 18 février 2020. Interrompue en raison du confinement, elle devrait reprendre dès qu'il cessera. En attendant, nous vous proposons de la découvrir en ligne. Vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir.


Territoire 5 (80 x 120 cm). Tiré en 5 exemplaires.

 

présentation

La photographe FRANCESCA PIQUERAS a engagé il y a une dizaine d'année un projet artistique sur les architectures marines. Avec sa nouvelle série TERRITOIRE TRANQUILLE c’est vers les rivages écossais qu'elle nous invite à faire cap. Les plateformes pétrolières comme les dispositifs militaires en ruine qu’elle a pris pour sujet apparaissent dans ses photographies comme des monuments immémoriaux qui délimitent ce territoire au destin singulier. Un territoire que Piqueras interroge depuis la mer en nous offrant, comme toujours, des images au fort pouvoir métaphorique.

Territoire 2 (100 x 150 cm). Tiré en 5 exemplaires.


Territoire 1 (80 x 120 cm).Tiré en 5 exemplaires.


Francesca Piqueras s’intéresse ici à trois types de structures maritimes :

>> celles que l’on trouve sur le chantier de maintenance de plateformes pétrolières de Cromarty, où elle s’était déjà rendue il y a une dizaine d’années ; 
>> des cibles d’entrainement pour les bombardiers de la Royal Air Force, construites en 1937 à Luce Bay, et aujourd’hui abandonnées ; 
>> les vestiges de la barrière anti sous-marins édifiée pendant la Seconde Guerre mondiale entre l’Ile de Cramon et le rivage Ecossais.

Territoire 4 (3 fois 33x55 cm). Tiré en 5 exemplaires.


Ces structures de béton et d’acier permettent à Piqueras de jouer sur les paradoxes. D’abord parce qu’emblématiques de l’ère industrielle, elles paraissent ici sorties du fond des âges. Les plateformes évoquent des totems érigés à la gloire de quelques divinités marines. Les enfilades de pyramides de Cramon font écho aux alignements de Sphinx de Louxor. Les cibles de Luce Bay font penser à ces pierres levées du mégalithique, que l’on trouve d’ailleurs en nombre en Ecosse.


Territoire 12 (80 x 120 cm). Tiré en 5 exemplaires.



Territoire 12 (80 x 120 cm). Tiré en 5 exemplaires.



Autre paradoxe sur lequel joue la photographe : si ces plateformes et ces vestiges marquent les liens étroits (militaires, économiques) de l’Ecosse avec le reste du Royaume-Uni, ils semblent ici délimiter et isoler le “territoire tranquille” que l’on aperçoit en arrière-plan de ses photographies. Comme si ces structures étaient des éléments d’une seule et même barrière immémorielle, qui prolongerait par mer le mur qu’Hadrien fit édifier pour isoler de l’Empire Romain cette terre, l’antique Calédonie.


Territoire 23 (80 x 120 cm). Tiré en 5 exemplaires.



Territoire 28 (100 x 150 cm). Tiré en 5 exemplaires.



Territoire 29 (3 fois 27 x 40 cm). Tiré en 5 exemplaires.



les petits formats


Territoire 10 (37 x 55 cm). Tiré en 5 ex.



Territoire 13 (27 x 40 cm). Tiré en 8 ex.



Territoire 14 (27 x 40 cm). Tiré en 8 ex.



Territoire 16 (37 x 55 cm). Tiré en 8 ex.



Territoire 17 (33 x 55 cm). Tiré en 5 ex.



Territoire 24 (27 x 40 cm). Tiré en 8 ex.